Orphee et Eurydice
Ou le dernier requiem d Orphee.
Un jour vivant,
Un jour mort,
Moi vivant
Et toi la mort.
Au son de ta voix
Mon coeur parfois
Se vidait de son sang.
Que ton coeur est froid,
Que mon corps a froid,
Sans toi sur mon corps
Je desire la mort,
Rejoindre ce maudit sort !
A peine je me souviens
De ton doux visage,
Je n ai pas ete si sage,
Je ne t ai apporte rien de bien.
Seulement un peu de lyre
Et tu me disais de ton sourire
Encore, encore, encore . . .
Et nous verrons chaque mort
S allonge pres de nos corps
Enlaces, saignes et brises
Comme deux dieux abandonnes
Qui n ont aime que le pire,
Mais que le meilleur a fait souffrir . . .
Un jour vivant,
Un jour mort,
Moi vivant,
Et toi la mort,
Eurydice, Eurydice
C est par supplice
Que je me vide de mon sang.
A toi l oiseau
Qui voit d en haut,
A toi la mort,
Qui a jete ce sort.
Je l ai tenu dans mes bras
Elle est allee en bas,
J ai voulu la chercher,
Je l ai trouve,
Mais elle est devenue pierre
Au milieu de ces enfers . . .
Belle statue
A larmes de sang. . .
A cette vue,
Qu il est crevant
De retourner
Auprès des vivants.
J ai prie,
Mon sang est impur !
Le sien est pur !
Je retourne en enfer
Pour la vie entiere.
Un jour vivant,
Un jour mort,
Moi vivant,
Et toi la mort,
Je te souris
En mourant
Baigne dans mon sang.
Un jour vivant,
Un jour en enfer,
C est en te voyant
Que j embrasse l enfer.
Sissi
22/11/04